ALPHABETISATION AU PASSORE
La problématique à la loupe des opérateurs
Le haut-commissaire de la province du Passoré, Sans Ablassé Soré, a présidé un atelier sur l’alphabétisation, à la maison des jeunes de Yako le 1er décembre 2011. Cette rencontre a été organisée par le Cadre de concertation des opérateurs de l’alphabétisation du Passoré. Il s’est agi pour les participants de se familiariser avec les contenus du PRONAA (Programme national d’accélération de l’alphabétisation) et de baliser leur secteur pour une meilleure mobilisation sociale, le tout en langue nationale mooré.
Relever le taux d’alphabétisation est un défi auquel fait face le Burkina Faso. Sa place est, d’ailleurs, déterminante pour l’indice de développement humain durable. L’alphabétisation constitue un droit fondamental et un puissant moyen de participation au développement. C’est fort de cette conviction que les opérateurs de l’alphabétisation du Passoré ont trouvé nécessaire de convier les autorités locales, les premiers responsables de l’enseignement de base (DPEBA, CCEB), les superviseurs, les animateurs, les auditeurs et autres à une journée de réflexion présidée par le haut-commissaire de la province, Sans Ablassé Soré. Deux communications ont précédé les travaux en groupes. La première a été donnée par Pascal Kaboré, représentant le directeur de l’accélération de l’alphabétisation, et a porté sur le Programme national d’accélération de l’alphabétisation (PRONAA) 2011-2015. De son exposé, il ressort que ce programme vise à accroître le taux d’alphabétisation à 60% à l’horizon 2015 avec au moins 60% des femmes. Sa mise en œuvre se fera à travers un mécanisme englobant tous les départements ministériels concernés qui auront un rôle bien déterminé à jouer ainsi que tous les autres acteurs dont la participation est essentielle au succès du programme (secteur privé, société civile, partenaires techniques et financiers…).
La deuxième communication a été assurée par Hamidou P. Sawadogo, inspecteur de l’enseignement du premier degré, sur la problématique de la mobilisation sociale en Alphabétisation et éducation non formelle (AENF) dans la province du Passoré : difficultés et perspectives. Pour ce dernier, la mobilisation sociale fait appel à la collaboration et au partenariat. Elle est soutenue par l’implication des partenaires et la communication de masse avec des actions de suivi et d’évaluation à chaque étape. Dans ce processus de mobilisation sociale, a-t-il renchéri, chaque action conduit à d’autres actions qui, collectivement, contribuent à l’évolution et à l’amélioration des comportements. Elle se fonde sur cinq principes que sont la communication, la collaboration, le partenariat, l’équité et la qualité. Ses acteurs, selon le communicateur, sont l’Etat et les communes, les opérateurs en alphabétisation, les communautés de base, le FONAENF, les partenaires techniques et financiers et le secteur privé.
A l’issue des communications, les participants ont été répartis en quatre groupes pour identifier les obstacles et les difficultés, proposer des solutions et des stratégies de mise en œuvre à la mobilisation sociale dans le domaine de l’alphabétisation. De ces réflexions, des recommandations ont été livrées par le représentant des opérateurs, El Hadj Aboubacar Nabaloum. Elles se résument à l’engagement des opérateurs de ne plus recruter des anciens auditeurs dans les Centres permanents d’alphabétisation et de formation (CPAF), au fonctionnement du Cadre de concertation des opérateurs en alphabétisation dans la province du Passoré, à la confection des plaques indicatives en langue nationale mooré pour les services et les villages des communes, à la création d’un comité de contrôle et de suivi de ses recommandations.
Le président de l’atelier, avant de mettre fin à la rencontre, a rappelé l’engagement de tous pour la réalisation des objectifs du PRONAA 2015. Pour sa part, il a dit mettre tout en œuvre pour la transmission à qui de droit des résultats des travaux.
Abdoulaye DIANDA (correspondant)
Légende:
1 - L’assistance a suivi deux communications (Ph. M. Ouédraogo)
2 - Photo de famille à l’issue de la rencontre (Ph. M. Ouédraogo)
3 - Le haut-commissaire du Passoré, Sans Ablassé Soré (au centre), à la clôture des travaux. A sa gauche, El Hadj Aboubacar Nabaloum, représentant des opérateurs (Ph. M. Ouédraogo)
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